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 violence sexuelle, les hommes aussi...

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Octavia
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MessageSujet: violence sexuelle, les hommes aussi...   Jeu 5 Avr - 22:18

QU EST CE QUE LA VIOLENCE SEXUELLE ???? elle s'adresse plus aux hommes mais je pense que les femmes s'y retrouveront un peu aussi....

j'ai récupéré cet article sur le site ASSOCIATION INTERNATIONALE DES VICTIMES DE L INCESTE


La violence sexuelle constitue un abus de pouvoir.
Si une personne plus âgée, plus forte ou plus expérimentée que vous vous a déjà obligé à vous adonner à une activité sexuelle lorsque vous étiez enfant ou adolescent, vous avez été victime de violence sexuelle. Votre agresseur peut avoir gagné votre confiance pour mieux vous tromper et abuser de vous.
Il ou elle peut avoir encore aggravé l'abus en vous forçant à garder le secret et en vous culpabilisant.

La violence sexuelle ne désigne pas seulement les attouchements de nature sexuelle.
Si on vous a obligé, enfant, à observer des activités sexuelles ou à visionner les vidéos pornographiques, vous avez aussi été victime de violence sexuelle.
Vous l'avez été également si un adulte a violé votre intimité de façon répétée - en vous observant lorsque vous preniez votre douche, par exemple.
Votre agresseur peut encore avoir combiné violence sexuelle et violence affective. En se moquant de la taille ou de la forme de votre pénis, par exemple, cette personne peut vous avoir causé autant de tort que si elle vous avait touché.


Comment savoir si j'ai été victime de violence sexuelle lorsque j'étais enfant ?

Certains ont des souvenirs précis d'expériences de violence sexuelle et sont capables de décrire exactement les actes commis par leur(s) agresseur(s).
Chez d'autres, ces souvenirs sont confus ou même inexistants. Lorsque l'agression a été particulièrement douloureuse ou humiliante, il arrive qu'on l'oublie presque totalement pour préserver son équilibre mental.
Certaines réactions physiques ou certains comportements révélateurs de cette expérience peuvent cependant se manifester, même en l'absence de souvenirs précis. Ces réactions sont appelées des indicateurs. En portant attention aux indicateurs physiques, comme les vomissements et les réminiscence ou aux indicateurs comportementaux, comme les comportements bagarreurs, on arrive parfois à se souvenir plus facilement de certains détails d'une agression.

Un conseiller peut vous aider à interpréter ces indicateurs :

1 Confusion au sujet de l'identité sexuelle.

Il peut arriver que vous ayez du mal à déterminer si vous êtes hétérosexuel, homosexuel ou bisexuel. Peut-être est ce parce que vous établissez inconsciemment un lien entre l'agression dont vous avez été victime et votre sexualité.

On ne sait pas vraiment comment se forme l'identité sexuelle. Par contre, on sait que l'agression sexuelle n'est qu'un facteur parmi d'autres qui influent sur l'orientation sexuelle. Ce n'est ni l'identité sexuelle de votre agresseur, ni ce qu'il ou elle vous a fait, qui peut déterminer votre orientation sexuelle indépendamment d'autres facteurs. Si vous vous êtes senti à la fois « excité » et dégoûté par ce que vous a fait votre agresseur, vous pouvez en effet avoir du mal à vous fier aux messages que vous envoie votre corps.

Par exemple, si votre agresseur a eu avec vous une relation orale, vous avez probablement éprouvé du plaisir tout en étant dégoûté par l'expérience. Que l'agresseur ait été un homme ou une femme ne change rien à la situation. Le pénis répond à la stimulation quel que soit le sexe de la personne qui le stimule.

Il n'importe donc pas de savoir si l'agresseur était hétérosexuel ou homosexuel. Tout comme le sexe de la victime ne change rien à l'affaire.

Les adolescents ou les adultes qui agressent sexuellement des enfants le font parce qu'ils sont sexuellement attirés par les enfants et ont besoin de les dominer sexuellement.

Si votre agresseur était un homme, vous pouvez avoir une peur irraisonnée des autres hommes, en particulier si vous les croyez homosexuels.
Vous pouvez éviter les relations d'amitié avec les hommes et développer des relations de dépendance trop fortes avec les femmes.
Cette peur des homosexuels peut se manifester par des plaisanteries anti-gays, mais aussi se traduire par une véritable persécution des homosexuels.
Cette crainte irraisonnée s'appelle l'homophobie. Il faut noter par ailleurs que l'homophobie est aussi une attitude culturelle négative courante dans notre société et qu'elle n'est donc pas nécessairement un indicateur de violence sexuelle.

Certains cherchent aussi à s'affirmer sexuellement en s'engageant dans une foule de relations sexuelles éphémères et jouent les « Don Juan » en espérant ainsi se débarrasser de cette peur de l'homosexualité. Mais les conquêtes multiples, quel que soit leur nombre, ne viennent jamais à bout de ce genre d'insécurité. Et elles finissent par détruire la confiance que vos partenaires peuvent avoir en vous...

Si vous êtes homosexuel et avez été agressé par un homme lorsque vous étiez enfant, vous pouvez croire à tort, comme beaucoup d'hétérosexuels, que votre orientation sexuelle est la conséquence de cette expérience, Bien des hommes adultes, qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels, souffrent en effet de ce genre de confusion quant à leur identité sexuelle par suite d'un abus dont ils ont été victimes dans l'enfance. En tant qu'adulte homosexuel cependant, votre réaction à l'abus sera probablement différente.


La violence sexuelle constitue un abus de pouvoir.

Si votre agresseur était une femme, il se peut que vous vous soyez senti dominé et humilié en tant qu'homme au moment de l'agression.
Vous pouvez vous sentir « différent » des autres du fait d'avoir été agressé par une femme, ce qui est beaucoup moins fréquent. Et vous pouvez vous sentir d'autant plus isolé et honteux.

Certains, par contre, préfèrent croire que l'agression était pour eux une occasion rêvée d'avoir des contacts sexuels et pas vraiment un abus. Pour oublier la honte et le sentiment d'impuissance qu'ils ont éprouvés et pour se sentir maître de la situation, ils accumulent les conquêtes ou vont même jusqu'à commettre des viols.

2 Troubles des fonctions sexuelles

Peut-être éprouvez-vous parfois des troubles des fonctions sexuelles ? Érections douloureuses, difficulté à maintenir l'érection, éjaculation précoce, absence de désir, obsession sexuelle, tous ces problèmes peuvent être des séquelles d'un abus sexuel datant de l'enfance. Qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels, tous les hommes qui ont été victimes de ces abus peuvent éprouver ce genre de problèmes.

Soulignons quand même qu'il est tout à fait normal pour un homme d'éprouver à l'occasion des ennuis d'ordre sexuel : il ne faut pas en déduire automatiquement qu'il a été victime de violence sexuelle.

3 Peur de l'intimité.

Si vous avez été agressé par une personne en qui vous aviez confiance et qui vous protégeait, il se peut que vous ayez du mal aujourd'hui à vous fier assez à qui que ce soit pour jouir d'une relation d'intimité à long terme.

Si vous n'arrivez à fonctionner sexuellement que dans le cadre de rencontres de passage ou de relations éphémères, il se pourrait que vous ayez été agressé par un proche parent qui a exercé un pouvoir sur vous pendant longtemps. Une relation de longue durée pourrait alors vous rappeler ce genre de situation et c'est pourquoi vous l'évitez. Pour la même raison, vous pouvez avoir du mal à vous engager dans une carrière durable. [b]

[b] 4 Toxicomanie ou mauvais usage des drogues, de l'alcool ou des aliments.


Si vous abusez des drogues, de l'alcool ou des aliments, il se pourrait que ce soit pour masquer le souvenir douloureux d'un abus sexuel. Votre agresseur pourrait, par exemple, s'en être servi pour vous amener à céder à ses demandes.

Parce qu'on peut en abuser, ces substances peuvent empêcher la guérison. Les programmes du genre Alcooliques Anonymes, qui viennent en aide aux personnes qui abusent de drogues ou souffrent de troubles de l'alimentation, peuvent s'avérer de précieux compléments au counseling en matière de violence sexuelle.
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MessageSujet: Re: violence sexuelle, les hommes aussi...   Jeu 5 Avr - 22:19

SUITE....

5 Autodépréciation, remise en situation d'agression ou agression d'autrui.

Lorsqu'on se sent dévalorisé par suite d'une agression dont on a été victime, il arrive que l'on retourne ses sentiments négatifs contre soi-même. Certains se blessent ou se brûlent volontairement : c'est de l'automutilation. D'autres se masturbent si souvent qu'ils se sentent encore plus honteux.

On peut aussi rechercher les situations où l'agression risque de se répéter, soit au sein d'une relation où l'on subit des agressions affectives, soit dans le cadre de rapports sexuels où l'on joue un rôle masochiste.

Il arrive aussi qu'on s'en prenne à une personne plus jeune et moins forte pour l'agresser à son tour.

Si vous vous rendez compte que vous avez tendance à reproduire le comportement de votre agresseur en abusant vous-même des enfants, demandez de l'aide sans tarder, car vous risquez de faire du tort à d'autres personnes.


6 Anxiété, perte de mémoire, réminiscences et cauchemars.

Si vous avez des crises d'angoisse ou de panique inexpliquées et devez recourir à des médicaments pour contrôler certaines émotions qui vous assaillent, peut-être est-ce parce que vous revivez le même genre de sentiment de panique que vous avez ressenti lorsque vous avez été agressé sexuellement.

Si vous oubliez souvent le contenu de conversations que vous venez d'avoir, certaines tâches qu'on vous a confiées au travail ou des rendez-vous personnels, ces oublis pourraient être le fait de pertes de mémoire périodiques. Peut-être avez-vous appris à chasser ainsi certaines choses de votre conscience lorsque vous étiez victime de violence sexuelle pour vous protéger contre la douleur.

Les réminiscences sont des images intempestives reliées à la violence sexuelle dont on a été victime qui apparaissent soudain à l'esprit. Ces images peuvent survenir aux moments les moins opportuns : lorsque vous faites l'amour, par exemple. Si c'est le cas, c'est probablement parce que l'excitation sexuelle réveille en vous certains souvenirs reliés à l'agression sexuelle.

Certaines personnes ont aussi des cauchemars récurrents qui leur rappellent d'une façon ou d'une autre l'agression dont elles ont été victimes. Un conseiller vous encouragera à vous souvenir de vos rêves et même à les noter par écrit : les rêves peuvent en effet aider à retrouver certaines émotions associées à une agression.

7 Colère.

Certains hommes estiment qu'à titre de mâles, ils ont le droit d'exprimer et de concrétiser leur colère et jugent ce genre de comportement plus « sain » que celui des femmes victimes d'agression, qui répriment souvent leur colère et sombrent dans la dépression.

Mais lorsqu'on ne ressent que de la colère, c'est parfois parce qu'on refoule d'autres émotions, le plus souvent de la honte, de la peur et de la solitude. La colère peut aussi éloigner de vous certaines personnes qui, autrement, pourraient vous aider. Un conseiller peut vous aider à comprendre les raisons de votre colère et à éprouver des émotions plus « douces », et vous amener aussi à éprouver de la peine ou de la peur sans craindre de craquer.

8 Honte.

Si vous avez été victime de violence sexuelle lorsque vous étiez enfant, vous partagez avec toutes les autres victimes d'abus, hommes et femmes, le même sentiment sous-jacent : la honte. La honte est un profond sentiment de dévalorisation de la personne.
Votre agresseur peut vous avoir privé du soutien des personnes que vous aimiez en vous obligeant à garder le secret. Il peut aussi vous avoir dit que personne ne voudrait plus vous fréquenter si l'on apprenait ce que vous avez fait.

La honte est aussi associée au fait que la victime se sent responsable en partie de l'agression. Souvent, en effet, l'agresseur persuade l'enfant qu'il désire se soumettre à sa volonté. Il peut, par exemple, convaincre un adolescent qu'il lui faut apprendre à « exprimer ses sentiments à l'endroit des personnes du même sexe que lui », à « affirmer son autonomie sexuelle » ou à « explorer sa sexualité ». Si c'est votre cas, il se peut que vous ayez honte aujourd'hui de vous laisser aller à partager ce genre d'opinions.


La première étape de la guérison consiste à admettre que l'on a peut-être été victime de violence sexuelle autrefois.

Vous pouvez, par exemple, craindre d'éprouver encore plus de honte en parlant de l'agression à un conseiller ou à quelqu'un d'autre.

La honte peut vous isoler des autres dans votre vie adulte. La participation à un groupe de soutien, où vous pouvez parler de votre expérience et écouter d'autres personnes parler d'expériences similaires, peut vous aider à surmonter votre honte et à vaincre le sentiment d'isolement qui l'accompagne.

Il est particulièrement important de faire face à ce sentiment de honte à cause de « l'effet boule de neige » qu'il peut avoir. Cet effet se manifeste chaque fois que vous faites un geste relié à l'agression, comme le fait de boire ou de vous prostituer : ces comportements ne font qu'accroître encore votre honte.

9 Culpabilité.

Associée à la honte, la culpabilité vient de ce que l'on se croit responsable de la violence dont on a été victime. Peut-être, par exemple, vous sentez-vous coupable parce que vous avez accepté des cadeaux ou de l'argent de la part de l'agresseur.
Il faut pourtant vous rappeler que cela s'est passé alors que vous étiez enfant : les adultes sont censés protéger les enfants et non abuser d'eux. Vous n'êtes pas responsable de ce qui s'est passé.


10 Symptômes physiques.

Une foule de symptômes physiques peuvent être reliés à une expérience de violence sexuelle vécue pendant l'enfance.

Les maux de tête fréquents, sensations d'étouffement, nausées en présence de certaines odeurs vision trouble, sensations de flottement ou douleurs au niveau des organes génitaux, des fesses ou du dos, peuvent être des symptômes reliés à une agression sexuelle dont vous auriez été victime autrefois.
Si votre médecin n'arrive pas à trouver de cause médicale à ces symptômes, votre conseiller pourrait peut-être vous aider à comprendre ce qui se passe.

Que puis-je faire pour obtenir l'aide dont j'ai besoin ?

La première étape consiste à admettre que l'on a peut-être été victime de violence sexuelle autrefois.
Si vous ne pouvez mettre le doigt sur un souvenir particulier, mais présentez certains indices, vous vous devez de pousser un peu plus loin votre investigation.

Peut-être avez-vous du mal à admettre qu'une autre personne ait pu vous dominer à ce point. Peut-être même croyez-vous que le fait d'avoir été agressé fait de vous un lâche.
C'est là une attitude erronée, héritée des vieilles structures patriarcales de notre société, qui valorisent le pouvoir, associé à la virilité, et dévaluent la vulnérabilité, associée à la « faiblesse » et à la féminité.
Le déni est à lui seul le principal obstacle qui empêche d'obtenir de l'aide. Et, à cause, des valeurs qui prédominent dans notre société, il est habituellement plus enraciné chez les hommes que chez les femmes.

C'est pourquoi il faut du courage pour admettre que l'on a été victime de violence sexuelle.
Mais une fois cette étape capitale franchie, il reste encore à trouver un conseiller ou un groupe de soutien, ou les deux. La meilleure façon de faire est de demander à des gens en qui vous avez confiance de vous en recommander un.
Lorsque cela est impossible, vous pouvez communiquer avec des associations professionnelles de counseling, qui vous donneront le nom de personnes qualifiées qui s'occupent des victimes de violence sexuelle. Vous pourrez alors faire votre choix et trouver un conseiller avec qui vous vous sentirez assez à l'aise pour travailler.

Le counseling individuel prolongé peut coûter cher, à moins de pouvoir consulter un psychiatre dans le cadre d'un régime d'assurance-maladie provincial. Dans certaines provinces, lorsqu'on porte plainte contre un agresseurs on est parfois admissible au counseling auprès d'un psychologue, d'un conseiller clinique ou d'un travailleur social clinique qualifié par l'intermédiaire d'un programme d'indemnisation des victimes d'actes criminels. Si vous ne pouvez porter plainte, informez-vous si votre régime d'assurance-maladie complémentaire ou le programme d'aide aux employés de l'endroit où vous travaillez rembourse les frais de counseling. S'il vous est impossible de consulter un conseiller, le groupe de soutien pourrait être une bonne alternative.


voilà c'est un peu long mais je pense utile, et voici le lien..... de l'association


http://www.aivi.org/

et ici où j'ai récupéré ces infos : http://www.aivi.org/modules.php?op=modload&name=Sections&file=index&req=viewarticle&artid=44&page=1&POSTNUKESI
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MessageSujet: Re: violence sexuelle, les hommes aussi...   Jeu 5 Avr - 22:19

Quelle attitude adopter vis-à-vis de l'agresseur?

Il peut être difficile de décider des démarches à entreprendre vis-à-vis de votre agresseur, mais vous devrez prendre une décision. Voici quelques possibilités:

1 Les accusations au criminel.

Vous pouvez porter des accusations au criminel contre votre agresseur.

La première chose à faire est alors de signaler le cas à la police.Le succès de la poursuite peut être facilité par la présentation de preuves corroborantes (des photographies prises par l'agresseur, par exemple) ou de preuves de faits similaires (des renseignements fournis par d'autres victimes).

Le fait de porter des accusations au criminel a l'avantage de faire porter le fardeau de la poursuite au bon endroit, soit sur la société dans son ensemble.

Il est en effet contraire à la loi d'abuser sexuellement des enfants : c'est donc un crime contre la société en plus d'être un crime contre votre personne.
Porter des accusations au criminel est également un moyen de canaliser sa colère de façon constructive, en obtenant justice. Par contre, le recours aux tribunaux demande souvent beaucoup de temps et peut se révéler très frustrant.

Vous pouvez aussi poursuivre votre agresseur au civil. Cela peut être plus facile, car la norme de preuve y est moindre qu'au criminel. Si le juge rend sa décision en votre faveur, votre agresseur pourrait alors devoir vous dédommager en argent, ce qui vous aiderait à payer votre thérapie et vous indemniserait pour les heures de travail perdues à cause des répercussions de l'agression.

2 La confrontation de l'agresseur.

Certains peuvent être tentés de trouver leur agresseur et de lui dire face à face ce qu'ils pensent de lui.

Cela peut cependant se révéler plus difficile qu'il n'y paraît, surtout si, une fois en face de lui, vous retrouvez soudainement vos sentiments de petit garçon impuissant que vous étiez autrefois. Il peut être satisfaisant de lui signifier de vive voix à quel point ses actes ont été dévastateurs, mais on risque aussi de se trouver face à quelqu'un qui nie les faits ou qui les trouve insignifiants. Il faut donc prévoir les réactions possibles de l'agresseur.

3 La revanche.

Certains caressent l'idée d'attaquer et de battre leur agresseur. Si on peut se sentir justifié d'exprimer ainsi sa colère, on risque par contre d'en payer cher les conséquences. On risque notamment d'aggraver encore ses problèmes psychologiques ou même d'aboutir en prison...

4 Le pardon.
On peut aussi choisir de pardonner à l'agresseur dans le cadre du processus de guérison... ou de ne pas lui pardonner, parce que son geste est trop grave, parce qu'il a trahi un pacte de confiance et parce qu'il ne s'en repent pas.

Certaines personnes de votre entourage peuvent insister auprès de vous pour que vous pardonniez à votre agresseur. Mais un pardon prématuré peut accroître encore la culpabilité et bloquer le processus de guérison. Si vous n'arrivez pas à pardonner à votre agresseur, vous pouvez toujours vous dire qu'il obtiendra le pardon du dieu auquel il croit. C'est à vous de décider : pardonner ou ne pas pardonner. Les deux options sont légitimes.


5 L'oubli.

Vous pouvez décider de ne rien faire au sujet de l'agresseur pour le moment et choisir de concentrer tous vos efforts à votre propre guérison. L'oubli n'est pa, le pardon. Après vous être occupé de vous-même pendant un certain temps, peut-être déciderez-vous d'entreprendre quelque chose...

Sans doute voudrez-vous discuter de ces diverses options avec votre conseiller, votre partenaire ou un ami, mais n'oubliez jamais que c'est à vous-même que vous devez être fidèle. La décision finale vous revient de plein droit.

Peut-on guérir de la violence sexuelle ?

OUI, mais il faut voir cette guérison comme un processus et non comme un projet aboutissant à un résultat final.
On ne peut espérer atteindre un moment de grâce où, comme par magie, tous les problèmes s'évanouissent et le bonheur s'installe en permanence. Il est plus probable qu'à divers stades de votre vie, de nouvelles questions surgiront qui vous inciteront peut-être à retourner voir un conseiller pendant quelque temps.


La guérison se manifeste plutôt par une diminution des symptômes liés à l'agression sexuelle, par un accroissement de l'estime de soi, et par l'instauration de relations plus satisfaisantes avec les autres. Vous aurez davantage l'impression de maîtriser votre destinée. En d'autres mots, au lieu de laisser le traumatisme de l'agression guider votre vie, vous prendrez vous-même les affaires en main. Vous pouvez certes mener une vie heureuse !

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MessageSujet: Re: violence sexuelle, les hommes aussi...   Jeu 5 Avr - 22:20

et voici un texte récupéré sur un site anglais....

Male Victims of Sexual Assault
French

Les hommes
victimes
de violences
sexuelles



DES INFORMATIONS SUR UN CRIME DONT PERSONNE NE PARLE


Le crime dont personne ne parle

En 1994, la loi a reconnu le viol masculin comme un délit criminel. Les violences sexuelles perpétrées contre les hommes s'entourent de tant de mythes que le crime et ses victimes sont souvent mal compris. Cette situation influence la manière dont les hommes se considèrent en tant que victimes de crimes sexuels, et les empêche de parler de ce qui leur est arrivé et de demander de l'aide.

Ce dépliant présente les faits concernant le viol et les violences sexuelles quand ces crimes sont perpétrés contre des hommes.

Est-ce différent pour un homme ?

Les hommes ressentent des sentiments similaires à ceux des femmes, comme la honte, le sentiment d'être responsable et un sentiment de culpabilité. Les hommes peuvent aussi se trouver confrontés à des problèmes additionnels, car la société estime que les hommes devraient pouvoir se protéger.

Le viol peut semer la confusion chez les hommes concernant leur sexualité et la raison de l'incident.

Chez certains hommes, le traumatisme occasionné par le viol peut causer une érection ou une éjaculation. A cause de cela, certains hommes s'imaginent qu'ils n'ont pas été violés ou qu'ils avaient donné leur consentement. Or l'excitation sexuelle ne signifie pas forcément qu'il y a eu consentement. Elle ne signifie pas que la victime avait envie d'être violée ou de subir des violences sexuelles.

Mythes/Faits

Le viol masculin, ça n'existe pas.

Selon les stéréotypes, les hommes sont considérés comme les auteurs des crimes sexuels, et non comme les victimes. Or les chiffres rapportés montrent que les hommes sont des victimes.

Le viol masculin est un crime homosexuel.

Les recherches montrent que la majorité des violences sexuelles contre des hommes sont commises par des hommes hétérosexuels.
Un homme qui subit des violences sexuelles infligées par un autre homme doit être homosexuel, ou sembler homosexuel.
Le viol ne résulte pas d'une attirance sexuelle, c'est une question de pouvoir, de domination et de contrôle.

Les hommes sont moins affectés que les femmes par les violences sexuelles, et n'ont donc pas besoin d'aide ni de soutien.

Le viol et les violences sexuelles sont traumatisants pour les hommes et pour les femmes, et peuvent avoir des conséquences à long terme.

Les hommes peuvent avoir du mal à parler de ce qu'ils ont subi, par crainte d'être tournés en ridicule ou qu'on ne les croie pas.


Informations à l'intention de la famille et des amis

Si quelqu'un vous déclare avoir subi des violences sexuelles, cela peut causer un choc considérable, et susciter divers sentiments, de l'incrédulité au sentiment de culpabilité, en passant par la colère et par le blâme. Si quelqu'un se confie à vous, c'est très probablement parce qu'il vous fait confiance et parce qu'il a besoin d'aide et de soutien.

Que pouvez-vous faire ?

Le croire – il peut être difficile de croire qu'un homme a été victime de violences sexuelles. La meilleure façon d'offrir votre appui à cet homme est de le croire quand il vous raconte ce qui s'est passé.

Vous serez peut-être tenté d'aller trouver la personne responsable et de la confronter, ou d'appeler la police, or cela n'est peut-être pas dans l'intérêt de la victime. Laissez-le garder le contrôle, en lui demandant comment vous pouvez l'aider.

Pour l'aider, vous pouvez par exemple trouver ce que des organisations comme la police et les organisations de soutien peuvent lui offrir.

Respectez le courage qu'il lui a fallu pour vous en parler – écoutez-le, croyez-le, offrez-lui votre soutien.

Et vous ?

Vous devez avoir conscience de la manière dont cette nouvelle vous affecte – quand quelqu'un fait du mal à un proche, cela peut causer un sentiment de détresse. Vous devez rester à l'écoute de vos propres sentiments ; vous aurez peut-être besoin d'un soutien.

Quelles sont les options ?

La police

La police peut vous aider si vous avez été violé ou victime de violences sexuelles, ou bien si une personne de votre connaissance a été victime de violences de ce type. Un officier d'une équipe « Sapphire », qui a suivi une formation spéciale, aura un entretien confidentiel avec vous et se conformera à vos souhaits.

Organisations offrant un soutien

Vous trouverez dans ce dépliant plusieurs autres organisations que vous pouvez contacter, à titre confidentiel, pour parler de votre expérience et pour obtenir une assistance et un soutien.

Police

Famille Organisations
& Amis de soutien

Dépistage des maladies
sexuellement transmissibles

SURVIVORS UK
UNE ASSISTANCE POUR LES HOMMES VICTIMES DE SÉVICES SEXUELS
Soutien – Assistance socio-psychologique – Formation
Ligne d'assistance téléphonique : 020 7357 6677
www.survivorsuk.org.uk


Contacts utiles

The Haven – Camberwell
Centre d'orientation des victimes de violences sexuelles : 020 7346 1599
www.kingsch.nhs.uk

Terrence Higgins Trust
Ligne d'assistance téléphonique nationale : 0845 122 1200
en semaine de 10h00 à 22h00, le week-end de 12h00 à 18h00
Offre des informations sur les infections sexuellement transmissibles.
www.tht.org.uk e-mail : info@tht.org.uk

Cliniques de dépistage des maladies sexuellement transmissibles
Pour une liste complète des cliniques de dépistage des maladies sexuellement transmissibles, visitez : www.agum.org.uk/directory

Victim Support
Soutien aux victimes
Ligne d'assistance téléphonique nationale : 0845 303 0900
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